Le Big Data pour un système de santé plus performant

36115523_ml_1432

Elle s’annonce depuis plusieurs années, mais nous n’avons pour l’instant pas encore observé de grandes avancées: la numérisation du système de santé se fait à petits pas. Mais cela pourrait bientôt changer – en effet la pression budgétaire pousse de nombreux états européens à réduire leurs dépenses publiques.

A titre d’exemple, le gouvernement grec a réduit de moitié les moyens financiers dédiés à ses hôpitaux publics. Au Royaume-Uni, les mesures d’austérité du National Health Service (NHS) ont forcé certains hôpitaux à supprimer des prestations. Et la France et la Suède ont atteint un niveau de dépenses si bas, que leurs frais de santé par habitant sont inférieurs à ceux de l’Allemagne ou de la Norvège.

En même temps les besoins se multiplient: la population vieillit et avec la hausse de l’âge croît le nombre de maladies chroniques. En plus de cela, de nouvelles maladies émergent, causées par un changement de style de vie, comme les maux de dos ou les troubles psychologiques tels que le burn-out.

Pour résumer: les professionnels de la santé et leurs services devront toujours faire plus avec toujours moins de moyens.

Le Big Data à l’hôpital: “faire plus avec moins de moyens”

Il est incontestable que la numérisation soit un facteur décisif pour atteindre cet objectif. Le gouvernement allemand a récemment introduit l’obligation pour ses hôpitaux d’y procéder.

Ainsi, les procédés numériques permettront aux professionnels de la santé de mobiliser moins de ressources et d’atteindre plus. Par ceci, le ministre de la santé allemand entend avant tout: le stockage numérique, l’exploitation et l’analyse des données des patients, leur traitement et les informations concernant le matériel médical.

Ce sont avant tout ces aspects qui garantissent une gestion plus efficace, et sont la clé pour fournir de nouveaux services médicaux innovants à la population.

bigdata_healthcare

Les infrastructures actuelles limitent la performance

En effet, de nombreux hôpitaux ont déjà commencé à stocker des images ou des données médicales de façon digitale. Cependant ils le font presque tous au sein de leur propre infrastructure informatique – au milieu d’outils d’archivage propriétaires, qui ne sont pas toujours utilisés par tous les départements.

Ceci nuit non seulement à l’efficacité et la performance mais pèse aussi sur les services informatiques: ces “silos de données” ont un volume très élevé qui atteint souvent des centaines de térabytes. Leur gestion est très coûteuse et nécessite beaucoup de travail manuel.

Les nouvelles solutions de stockage permettent une organisation plus dynamique

Les nouvelles solutions de stockage comme les Data Lakes permettent d’éliminer ces deux difficultés. Pour commencer, cette forme de stockage permet l’utilisation commune de données au sein de l’organisation. L’accès et le partage des données médicales et de l’organisation en serait accéléré. Pour continuer, les Data Lakes permettent de réunir toutes les données au même endroit et simplifient énormément le travail informatique, tout en rendant leur administration et le maintien de leur sécurité plus faciles.

Parmis les bénéficiaires de cette amélioration se trouvent le service informatique et l’administration, mais aussi les patients. En effet, l’on peut observer que leur accompagnement médical produit de plus en plus de données – de la radiographie numérisée en passant par les mesures des appareils médicaux jusqu’aux apps de santé ou aux gadgets fitness. Avec les Data Lakes et leurs infrastructures – comme l’équipement Big Data avec mémoire Flash – les données sont sauvegardées plus facilement, et sont utilisables pour l’anamnèse, le diagnostic et la thérapie.

Trois obstacles à surmonter pour le Big Data

En dépit des avantages apparents du Big Data, de nombreuses organisations hésitent à s’écarter du status quo.
Ceux qui s’y aventurent, le font en hésitant et avec des petits pas – alors qu’une approche plus ambitieuse serait plus avantageuse financièrement. Pourquoi donc?

Connaissant les réalités du système de santé, l’on peut dire que ce secteur est particulièrement miné d’obstacles, qu’il faut prendre en compte quand il s’agit d’introduire de nouvelles technologies comme le Big Data. Dont:

1. La question de la sécurité des données

Actuellement, des négociations ont lieu en Union Européenne sur la sécurité des données, leur utilisation et l’échange de données à caractère personnel. Sont aussi concernées les règles sur la transmission de données à des tiers. Il est important de souligner que les proposition discutées ne se conforment pas aux normes éthiques du système de santé – où le recueil de données se fait toujours avec l’accord explicite du patient.
Bien évidemment, ce flou réglementaire met en veille toute velléité d’innovation du côté des professionnels de la santé.

Avant tout, il est primordial de développer la transparence et la maîtrise quant au respect de la sécurité des données personnelles (sans quoi la confiance quant à une gestion des données responsable ne pourra se mettre en place).
Deuxièmement, les responsables devraient mettre plus en lumière les avantages que la numérisation et l’utilisation commune des données représentent pour les citoyens et les patients: des services de meilleure qualité et plus sûrs – ainsi que des coûts ou des cotisations plus faibles pour l’ensemble du système de santé.

2. “La montagne de papier”

L’utilisation du papier reste largement répandue dans la plupart des systèmes de santé – et ceci malgré de plus en plus de données, de nouvelles réglementations et les litiges qui en résultent (sans parler du fait que les formulaires papier ne correspondent plus au style de vie et aux habitudes de travail de la plupart des gens). Ce qui rend la numérisation du travail médical et administratif titanesque.

Pour changer ceci, les professionnels de la santé pourraient tout d’abord numériser  leurs propres données et ensuite modifier leur processus de travail, notamment avec des systèmes d’Enterprise-Content-Management, déjà fortement répandus dans le monde de l’entreprise.
Ceci leur permettrait d’automatiser – au moins partiellement – de nombreuses procédures administratives.
Certes, de nombreux services investissent déjà dans de tels projets – le marché correspondant s’est accru à 5,8 milliards d’euros en 2014 et à 6,3 milliards d’euros en 2015 – même s’il reste encore beaucoup de chemin à faire.

3. Des infrastructures fragmentées

La numérisation ne nécessite pas seulement des données digitalisées mais aussi une infrastructure informatique efficace, virtualisée et automatisée pour leur traitement. De nombreux professionnels de santé n’en bénéficient pas à l’heure actuelle.

La plupart des organismes de santé peuvent entamer cette transformation, en complétant leurs infrastructures informatiques par les solutions Hybrid Cloud et en introduisant les technologies Data Lake. Ensuite pourront-ils progressivement se procurer les toutes nouvelles technologies comme le Big Data ou les applications 100% Flash, notamment au cours d’investissements de remplacement. La devise: “d’abord standardiser ce qui existe déjà, puis automatiser – et ensuite investir dans de nouvelles technologies” devrait suffire dans la plupart des cas pour faire avancer la numérisation.

plus-tile-4-diving-in-data-lake

Les organismes de santé font confiance à Dell EMC Isilon

Suivant le modèle de Genomics England de plus en plus d’hôpitaux expriment le besoin d’intégrer les données dans leur travail – pour améliorer la qualité et pour réduire les coûts. Le secteur de la santé est le domaine où Dell EMC Isilon observe la plus grande croissance de ses ventes.

Nous pensons que cette tendance se renforcera encore dans le futur. Tout d’abord en raison des arguments présentés plus haut – et encore parce que nous sommes convaincus de pouvoir contribuer efficacement à la résolution des enjeux de la numérisation dans le secteur de la santé avec Isilon et avec nos technologies de Data Lake. Qu’en pensez-vous, ces services pourraient-ils être utiles à votre organisation?

Continuer à lire: les solutions pour les infrastructures de DellEMC.

Thore Rabe, vice-président Europe, Moyen Orient, Afrique – division Isilon chez EMC

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *